Je vais voir un film et je comprends pas pourquoi les scénaristes décident de tourner au drame une histoire qui avait toutes les chances de se régler paisiblement.
Je me sens mal en sortant. Je ne les remercie pas. C'est pas que je souhaite forcément des happy end à chaque film, mais là, bon. Ils y étaient, le pire était derrière eux... Mais non.
Je me sens mal en sortant. Je ne les remercie pas. C'est pas que je souhaite forcément des happy end à chaque film, mais là, bon. Ils y étaient, le pire était derrière eux... Mais non.
Je me souviens de la fois où nous sommes allées voir la belle saison à l'UGC Brouckere à Bruxelles. Avant la fête, le trauma crânien, l'amnésie et mon nouveau visage.
La belle saison, je sais même plus si c'est un bon film ou pas. Je sais juste que j'étais ramassée dans mon siège à chialer parce que j'étais pas d'accord avec le dénouement. Ça a duré longtemps, j'étais chiante ohlala. Inconsolable. À renifler, à me moucher.
La belle saison, je sais même plus si c'est un bon film ou pas. Je sais juste que j'étais ramassée dans mon siège à chialer parce que j'étais pas d'accord avec le dénouement. Ça a duré longtemps, j'étais chiante ohlala. Inconsolable. À renifler, à me moucher.
On va boire un coup ?
À quoi ça sert de boire des coups, puisque la vie c'est de la merde et que rien ne dure ?
À quoi ça sert de boire des coups, puisque la vie c'est de la merde et que rien ne dure ?
Il y a quelques temps, j'ai croisé une nana en larmes derrière une poussette contenant une enfant apparemment heureuse qui riait aux éclats. Ça m'a rappelé quand je disais à ma mère mais pourquoi tu pleures ? Et qu'elle répondait : c'est rien. C'est parce que je suis contente.
Mais là, elle est peinarde, je pense pas que la gamine puisse griller.
Mais là, elle est peinarde, je pense pas que la gamine puisse griller.
En ce moment c'est chiant, je suis la gamine et puis je suis sa mère. Je passe par tous les sentiments. De la peur, du stress, du désespoir, de la joie, de l'envie, de l'angoisse à mort, des colères cinglées.
C'est dingue les colères qui me prennent. Envie de tout défoncer. Par exemple quand j'entends les larmes de A. au téléphone. Je menace et je plaisante pas. On pourrait le penser même si du coup ce serait une plaisanterie vraiment pétée.
Parfois il faudrait que je dise comme les gars qui font les chauds dans les films, retiens moi, putain, retiens moi.
Je me reconnais pas.
Après je pleure beaucoup. Parce que la vie tu la règles pas avec des pétages de câble. C'est plus compliqué que ça. On réajuste petit à petit et avec du sang froid.
C'est dingue les colères qui me prennent. Envie de tout défoncer. Par exemple quand j'entends les larmes de A. au téléphone. Je menace et je plaisante pas. On pourrait le penser même si du coup ce serait une plaisanterie vraiment pétée.
Parfois il faudrait que je dise comme les gars qui font les chauds dans les films, retiens moi, putain, retiens moi.
Je me reconnais pas.
Après je pleure beaucoup. Parce que la vie tu la règles pas avec des pétages de câble. C'est plus compliqué que ça. On réajuste petit à petit et avec du sang froid.
C'est pour ça aussi, que dans les films, quand on te prépare à ce que tu te réjouisses pour finalement te retourner sur la fin, je trouve ça mesquin. Ça se fait pas. Quand tout est réuni pour que ça se passe bien et qu'au dernier moment on te saccage tes petites projections là.
Et puis tu vois bien le vent tourner, tu vois que t'avais mis la charrue avant les boeufs mais que l'ambiance devient bizarre, que quelque chose t'échappe, que tout le monde t'a pris pour une conne.
Et puis tu vois bien le vent tourner, tu vois que t'avais mis la charrue avant les boeufs mais que l'ambiance devient bizarre, que quelque chose t'échappe, que tout le monde t'a pris pour une conne.
J'ai l'impression que toutes les conditions sont réunies pour que ça se passe bien mais je sens quand même l'ambiance devenir bizarre. Je crève de solitude alors que c'est le seul pays que je sais habiter. Je suis prise à mon piège. Je ne sais plus solliciter le soutien dont j'ai besoin à force de dire des "oui oui ça va" des "t'inquiètes" et des conneries sorties comme ça, des "je pleure parce que je suis contente"...
Je me sens comme une citadelle abandonnée. J'ai creusé des douves tout autour de moi, j'ai mis dans leurs eaux des monstres carnassiers, j'ai monté le pont-levis, j'ai piégé tous les accès. Mais je me pose encore la question de savoir pourquoi diable personne ne me rend visite.

