Je poursuis ma lecture compulsive. Plus le tas de pages dans ma main droite diminue, plus je m'angoisse.
J'ai regardé a trois reprises dans ma bibliothèque pour être sûre de ne plus les avoir. Sur le site de la librairie Quai des brumes, je vois que tout est en rupture. Je tripe sur l'association du nom de Dustan à l'adjectif "épuisé". Épuisé mon cul.
Je trouve des exemplaires d'occasion à des prix délirants.
Je voulais relire Nicolas Pages. Dans mon souvenir il y parle d'un séjour à Besançon. Bien sûr, c'est relativement méprisant comme passage. Il résume la ville à des rasta blancs qui jouent du djembe à la gare d'eau. Des punks à chien sur la place Pasteur vidant des 8.6 avant que celle ci soit devenue inhospitalière au possible. Un genre de musée à la gloire du mobilier anti sdf.
J'ai regardé a trois reprises dans ma bibliothèque pour être sûre de ne plus les avoir. Sur le site de la librairie Quai des brumes, je vois que tout est en rupture. Je tripe sur l'association du nom de Dustan à l'adjectif "épuisé". Épuisé mon cul.
Je trouve des exemplaires d'occasion à des prix délirants.
Je voulais relire Nicolas Pages. Dans mon souvenir il y parle d'un séjour à Besançon. Bien sûr, c'est relativement méprisant comme passage. Il résume la ville à des rasta blancs qui jouent du djembe à la gare d'eau. Des punks à chien sur la place Pasteur vidant des 8.6 avant que celle ci soit devenue inhospitalière au possible. Un genre de musée à la gloire du mobilier anti sdf.
Bon, je peux pas dire que c'est de l'intox totale. Un fidèle portrait de la ville à la fin des années 90. En tout cas, pour moi qui venait du trou du cul de la Haute Saône, c'était Babylone. Je comprends que d'un point de vue parisien ce soit un tout autre délire.
Mais là je brode parce que je m'en souviens mal. J'ai vu le bouquin sur le catalogue des médiathèques de Strasbourg.
Disponible.
Je préfère ce statut à celui d'épuisé. C'est plus crédible et ça m'a soulagée.
Disponible.
Je préfère ce statut à celui d'épuisé. C'est plus crédible et ça m'a soulagée.
Je pense à ce que l'on considère comme de l'autofiction. Je me demande dans quelle mesure on raconte de la merde quand on écrit de l'autofiction. J'en parlais la semaine dernière, le vrai le faux, on s'en fout.
Mais il reste la question du regard extérieur qui peut (vraiment) pas s'empêcher de sonder l'authenticité du bordel.
Un peu comme les filles qui brodent autour d'un supposé chapitre désobligeant lu en 2000. Je pense que si je me suis sentie prise de haut à ce moment là. C'est que j'avais des prédispositions, je me prenais systématiquement "de bas". Comme un bon chien enroulé sous une table qui frétille de la queue dans qu'on lui fait l'amitié d'un regard.
Mais il reste la question du regard extérieur qui peut (vraiment) pas s'empêcher de sonder l'authenticité du bordel.
Un peu comme les filles qui brodent autour d'un supposé chapitre désobligeant lu en 2000. Je pense que si je me suis sentie prise de haut à ce moment là. C'est que j'avais des prédispositions, je me prenais systématiquement "de bas". Comme un bon chien enroulé sous une table qui frétille de la queue dans qu'on lui fait l'amitié d'un regard.
Enfin voilà, l'autofiction, l'autobiographie, tout ça prend de la place dans ma tête au moment où j'envoie des pièces de puzzle à des inconnu.e.s qui peuvent prendre la démarche comme un truc radicalement impudique et qui peuvent poser des diagnostics tout aussi radicaux.
Je me mets à la place de G.D qui allait loin dans cette démarche. Avec un génie d'écriture qui prend le pas sur tout le reste.
Les regards à soutenir. Ah ouais t'es comme ça toi. Ben dis donc.
Les regards à soutenir. Ah ouais t'es comme ça toi. Ben dis donc.
Dans mon souvenir il est mort comme un chien. La bien pensance a remporté le bras de fer. En même temps il avait rien d'un guerrier juste quelqu'un pour qui le mot NON n'est pas admis. C'était pas non plus ma spécialité à l'époque. Mais quelle époque ? Celle juste avant le solitariat choisi, celle de la solitude subie.
Dans une mesure relative je soutiens les regards de gens qui pensent que je pète pas la forme et que c'est un état d'esprit définitif. Franchement, on préfère quand tu nous fais rire.
Ben je sais pas, louez un clown, allez voir les Tuches 3, ne lisez pas, hydratez vous.
Ça reste des réactions à la marge mais, bien sûr, c'est difficile de pas y faire gaffe.
C'est pas une histoire d'amour propre mais plus une attention maladive portée au regard des autres.
C'est paradoxal, je voudrais passer inaperçu alors que je prends le chemin opposé.
Sur plein de gens encourageant, je trébuche sur les quelques personnes qui me parlent de traitement et de faire du putain de yoga.
Bon, voilà. On se refait pas.
Ben je sais pas, louez un clown, allez voir les Tuches 3, ne lisez pas, hydratez vous.
Ça reste des réactions à la marge mais, bien sûr, c'est difficile de pas y faire gaffe.
C'est pas une histoire d'amour propre mais plus une attention maladive portée au regard des autres.
C'est paradoxal, je voudrais passer inaperçu alors que je prends le chemin opposé.
Sur plein de gens encourageant, je trébuche sur les quelques personnes qui me parlent de traitement et de faire du putain de yoga.
Bon, voilà. On se refait pas.


