La tension retombe au moment où les minutes de soleil sont arrachées au jour.
Une à une pendant les prochains mois.
Les miracles se font dans mon dos, comme celui des jours sang devenus des jours "avec".
Les chairs se déchirent mais les émotions s'émoussent, les couleurs pâles reposent l'oeil. Pendant une bonne semaine tu te sens comme le couteau qui cherche où se planter, qui se demande quoi détruire qui ne le soit pas déjà. Et puis tu es désarmée, tu perds le goût de la violence, c'est trop tard. Ça reviendra, c'est toujours le même cycle, jusqu'à l'épuisement des stocks de seum, toujours la même rengaine et les mêmes mots pour la chanter.
J'aimerais te dire qu'on n'est pas pété pour toujours mais ce serait une insulte à ton intelligence. Ce que je peux te dire, ce que je crie à peu près tous les mois sur à peu près tous les toits, c'est que tout passe, même si ça revient, c'est plus pareil, c'est comme les vagues, t'en as pas une comme l'autre. Paye ton image à la con.
J'ai arrêté de me demander à quelle sauce j'allais être bouffée quand j'ai commencé à me rendre indigeste.
J'ai trouvé l'équilibre quand j'ai renoncé à la stabilité, que je me suis balancée sur des jambes molles ouvertes à la conquête de nouveaux appuis.
La complexité sans aucune forme de complication.
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