Zed Zonk, des cimes aux abysses

Zed Zonk, des cimes aux abysses

mardi 30 juin 2020

Dans mon rêve il y avait peu de couleurs mais de nombreuses nuances
Quand mes yeux se sont ouverts je me suis sentie trahie
La réalité m'a déçue
J'avais encore ton amitié collée sur la peau
Les sentiments que tu as déposé en me serrant
Je ne sais jamais qui serre l'autre
Trop tanquée, trop baraque
Je fais craquer les os
J'ai pensé à la couleur de tes cheveux et la lumière s'est allumée d'elle même
J'ai actionné l'interrupteur comme Carrie White déclenche des catastrophes naturelles à force de colère rentrée
Mais on sait que rien ne reste longtemps calme chez moi
Les tempêtes dans des verres d'eau sont comme une spécialité
Suggestion du chef
Je crois que le silence inocule les remords
Qu'il vaut mieux dire avant que la vérité s'altère au point de devenir un mensonge
Ça fait des jours que j'écris comme ça
Comme un livre raté de développement personnel
Là je me vois attaquer un chapitre ésotérique sur les apports et limites des rêves sur la vie verticale
J'ai la nostalgie, je décide de passer cette journée aveuglée par le doré de tes cheveux
J'essaie de ne pas en vouloir à la réalité, de pardonner au jour ce qu'il fait à la nuit
Sous mes yeux des lunes noires comme les questions que je ne pose pas
Et dans ma bouche, rien
C'est déjà quelque chose


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