Aux premières lueurs de l’aube, mes paupières refusent de se rejoindre. Dans un premier temps je perds patience, ensuite, je perds le sens commun de chaque chose. Toutes mes journées sont tournées vers une nuit que je prépare en coulisse, je ne pense qu’à m’épuiser dans le but de tomber, je ne pense qu’à l’effort que j’associe au sommeil. Ça ne marche pas, c’est même la pire des bonnes idées. J’arrive au crépuscule avec le corps rétamé pensant dormir comme une souche, mais je galère, je m’exaspère, je perds ma patience et mes nerfs… Au matin, mes cellules sont crevées de la veille, la nuit n’a eu aucun effet sur la restauration de mes forces. Chaque année je traine une fatigue nerveuse considérable de mi-avril à fin juillet. Cette fatigue donne lui à des mouvements d’humeur qui s’apparentent plutôt à des embardées dépourvues de style. Pour un malentendu je te démarre en trombe. Je déploie une énergie considérable pour mettre un terme à toutes ces conneries là : Les gueulantes spectaculaires dolby stéréo réalisées sans trucage, les départs de feu dans mon regard, dans ma voix, les balles réelles qui partent au quart de tour…
Ma cuisine d’été est un labo de chimie où j’apprends à faire du doux avec de l’amer.

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