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À côté de la mélancolie, un genre de sentiment tendre, éperdu. On peut appeler ça une crise d'amour. Les gens que j'aime me manquent, même-moi. Une partie du dimanche passée à regarder mon cerveau lyophilisé se craqueler de toutes parts. À regarder en face les séquelles de mes excès. J'ai cru me dégueuler moi-même. Sortir de mon corps pour un voyage astral au royaume de la culpabilité où m'attend ma couronne. Dans la pénombre, sous des lunettes qui polarisent pas grand chose. Il y a encore trop de lumière. Je gerbe du vide, on dirait que je me fous de la gueule du chat qui se galère avec une boule de poil qui lui irrite l'estomac. Ma boule de poil c'est trois gin tonic sévèrement dosés jetés dans un estomac vide.
À un moment sont arrivées des larmes d'exaspération. Ça me fait péter les plombs qu'on me demande de ne pas pleurer. Ça me rend féroce les conseils, les commentaires, les gens qui savent tout mieux que les autres.
Je suis contente, je sais rien, j'ai 37 ans et je fais les mêmes conneries qu'à 17. J'ai besoin de m'abrutir, de faire la conne et de m'en vouloir. Ça occupe. C'est pas grave.
À croire que je me retrouve HS pour avoir une occasion de prendre soin de moi. C'est comme l'envie impérieuse d'un tatouage quand t'es au bout de ta vie. Une blessure volontaire, une cicatrice ornementale. Tu t'en occupes, tu nettoies, pendant que tu panses ta toute nouvelle plaie, tu penses plus à ton trou dans le ventre.
Ce genre de délire. La position latérale de sécurité pour les nulles. Je cède à mes coups de tête. Forever young.
À la question :T'es contente de ta connerie ?
Je n'arrive pas à être désolée de répondre : oui

Pas pleurer ? Pourquoi ? Moi, ça m'arrive souvent.
RépondreSupprimerIl y a toujours des gens pour t'expliquer que ça n'en vaut pas la peine etc... mais valoir c'est pas un verbe que j'aime.
Supprimerje t'embrasse !