Zed Zonk, des cimes aux abysses

Zed Zonk, des cimes aux abysses

mardi 2 avril 2019

de la nostalgie aux promesses

Rentrer de Paris, à reculons et le cœur énorme. Positivement gonflé d'un désir que j'avais étouffé.

J'oublie toujours que j'aime Paris. Que je l'ai tant aimée. J'ai un trac taré quand je la retrouve, le voyage aller je le passe tendue comme une arbalète. Et puis je pose un pied sur le quai et j'ai envie de tout.

Ce que je peux avoir et ce que je n'aurai jamais.

J'ai eu 18 ans ici, j'étais mal dégrossie, jument pas débourrée qui te bouffe la main si t'essayes de lui mettre le mors aux dents.

Qui prend des poses, qui se veut définitive et confond les postures avec des traits de son caractère. Tu crois que t'as tout pigé mais t'as surtout assimilé l'art de la feinte. Tu joues à un, deux, trois soleil mais y'a que toi qui ne le sais pas. Tu gesticules dès qu'on a le dos tourné.

Des sessions régulières avec la mort dans l'âme. Des éclats de jeunesse mais pas d'erreurs de parcours. Les sourcils froncés de fille qui sourit quand elle se brûle. Qui s'invente une attitude et c'est pas mal exécuté. On a vu pire.

Mais bon, on fait pas grand chose avec des flammes,ça fait chier de l'admettre mais les braises sont plus prometteuses.

Tout à l'heure ça fera 20 ans.

Toujours pas de mors aux dents.

Un peu moins de mort dans l'âme.

La voracité s'est changée en gourmandise.

La nostalgie en promesseS





2 commentaires:

  1. Dix ans que je n'y suis pas allé. Tu me redonnes l'envie ! Pour le mors aux dents et la gourmandise, ne change rien.

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  2. J'ai hâte d'y retourner. J'espère que tu céderas à ton envie :)

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