Réveillée avant la sonnerie
Les cauchemars en trombe
Me reviennent
Et dans le noir,
hantée
Par vos yeux collés
De l'eau sur le visage
les doigts dans les cheveux
Je démêle les nœuds
de la nuit
Toilettes de chat
café
J'attrape des vêtements
un haut, un bas
Deuxième café
manteau
écharpe
En deux temps
trois mouvements
Habillée
La porte claque
La rue
Le froid
mes joues rouges
Je cours
folle
d'amour
Pour vous trois
7h40
De jeunes gens alcoolisés
Je pense
Jeunes
Gens
Comme si j'étais
une vieille
Personne
Odeur de clopes, d'alcool
Je pense
à un autre café
à votre solitude
Je serre fort les paupières
Je regarde mes vêtements
Pas terrible, vraiment
On peut dire que je me laisse aller
On peut dire ce qu'on veut
Je distingue
L'important
de ce qui est devenu
sans intérêt
Ce qu'on appelle
Se laisser aller
Aux chaussettes trouées
Dépareillées
Cheveux hirsutes
Aux vêtements lâches
Au confort
Je cours vers la vue sur les Vosges,
La vue cathédrale
La vue cathéter
Le tram trop lent
On a de la chance avec le temps
L'haleine des fêtards à travers le masque
La nuit qui sort par leurs pores
Je me laisse aller
C'est ce qui se dit
Des personnes pour qui
Le centre s'est déplacé
Je me laisse aller
Excentrée
Les mains dans le cambouis
pour démêler les nœuds
De la vie
Je me laisse aller
À l'amour infini
Amitiés à toi.
RépondreSupprimerBon courage pour le cambouis les noeuds et l'infini.