C'est une cabane dont les murs sont fait de la rumeur des autres, le tintement de la cuillère qui tourne dans une tasse de café, une toux, une conversation, une porte qui s'ouvre, se ferme, s'ouvre, se ferme.
Ma cabane se consolide dans des marches aveugles qui m'emmènent nulle part dont je rentre avec la sensation d'avoir défriché des territoires inconnus de mon esprit, des chemins escarpés, encombrés de ronces et de branches.
Le confort, je le trouve dans les boucles de mon cerveau, des méandres, des courbes, une rondeur familière comme si j'y étais déjà venu en rêve, des virages doux.
Les virages sont devenues des angles serrés, des chicanes difficiles à négocier, des embardées pied au plancher.
Je ne peux pas définir la couleur des 4 murs qui accompagnent la recherche d'un nouveau confort. Ma cabane a pour cloison des bruits de chausson qui trainent, de clefs qui tournent dans des serrures, de portes qui claquent, de la clef magnétique bzzz, le crayon de bois qui remplit les cases de grilles de mots fléchés. Aujourd'hui il fait un temps pourri, la petite musique des jours gris accompagne mes délires adoucis. Je ne sais plus si j'ai le droit de me sentir simplement bien.
Sweet dreams are made of this
Who am I to disagree ?
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