J'ai repris l'écriture de ce roman laissé de côté pendant 10 ans. Aux dernières nouvelles j'en avais plus ou moins abandonné l'idée parce que je l'écrivais pour de mauvaises raisons. Je voulais venger quelque chose en écrivant une vie rêvée basée sur une enfance sereine, une personnalité raisonnable et une psyché équilibrée. Et puis j'écrivais pour plaire, je me regardais écrire.
Je lis des passages qui ont de la gueule mais ça tient pas. C'est l'affaire de 15 lignes et puis ça retombe. Il manque ce fond de vérité qui m'attire dans l'écriture comme dans la lecture. J'ai un attachement maladif à une forme d'honnêteté qu'on peut rapprocher du mentir vrai d'Aragon.
Note bien que je connais peu Aragon et que globalement je m'en fous mais je suis sensible au concept de broder autour d'une vérité. Même si elle est complètement recouverte elle existe et moi je le sais.
Tous les matins je consacre une heure à la rédaction mais en réalité j'écris toute la journée, j'y pense et j'avance.
Je lis des passages qui ont de la gueule mais ça tient pas. C'est l'affaire de 15 lignes et puis ça retombe. Il manque ce fond de vérité qui m'attire dans l'écriture comme dans la lecture. J'ai un attachement maladif à une forme d'honnêteté qu'on peut rapprocher du mentir vrai d'Aragon.
Note bien que je connais peu Aragon et que globalement je m'en fous mais je suis sensible au concept de broder autour d'une vérité. Même si elle est complètement recouverte elle existe et moi je le sais.
Tous les matins je consacre une heure à la rédaction mais en réalité j'écris toute la journée, j'y pense et j'avance.
Ça m'avait manqué cette frénésie. Je constate ma résilience.
Je visite le passé comme on prend le soleil sur les ruines de l'acropole en mangeant une glace. Ça a existé et maintenant c'est devenu un matériau comme un autre que je peux exploiter, travailler, modeler.
Ça me donne parfois envie de chialer, ça me donne envie de dire merci et puis, pardon, aussi. Désolée de ne pas avoir compris que subir et infliger c'était la même chose. Le mal qu'on se fait personne ne le mérite surtout pas les spectateurs. Un jour on admet qu'on a fait de la merde et que ça arrive. Le tout c'est de le savoir. La paix qu'on se doit et tout le bordel développement personnel à la con.
Ce qu'on se fait à soi on l'inflige. C'est ce que j'ai appris en écrivant ces jours ci.
Maintenant c'est fait et je vais pas me flageller avec du barbelé, je suis devenue douillette.
Mais je vais essayer de le valoriser le sang d'encre qu'on s'est fait pour moi, ça n'aura pas servi à rien comme ça . Rien n'est déterminé et la fatalité c'est bon pour la grèce antique.
J'en peux plus des gens qui disent "je suis comme ça" ben... Change.
"j'y peux rien" plus gros mytho du siècle.
Maintenant c'est fait et je vais pas me flageller avec du barbelé, je suis devenue douillette.
Mais je vais essayer de le valoriser le sang d'encre qu'on s'est fait pour moi, ça n'aura pas servi à rien comme ça . Rien n'est déterminé et la fatalité c'est bon pour la grèce antique.
J'en peux plus des gens qui disent "je suis comme ça" ben... Change.
"j'y peux rien" plus gros mytho du siècle.
On en est là. J'écris mon roman et j'apprends des trucs sur moi. Pour la suite, on verra...



